Avec quel Iran les pays européens devront-il traiter
dans les semaines à venir ? Le président ultra-conservateur,
Mahmoud Ahmadinejad vient d’être réélu
grâce à un scrutin très contesté.
Depuis l’annonce du vote, le pays baigne dans une ambiance
sécuritaire et violente. Les manifestants descendent
de moins en moins dans la rue par peur des représailles,
et les grandes villes sont toujours quadrillées par
les bassiji.
Durant les dernières semaines, ces milices armées
ont été au cœur des affrontements avec
les manifestants. Des affrontements qui ont fait officiellement
une vingtaine de morts.
D’après les chiffres de la Fédération
internationale des droits de l’homme (FIDH) en relation
avec les familles sur place, plus de 2000 personnes ont été
arrêtées, dont des militants des droits de l’homme,
des journalistes et des étudiants. Il y aurait également
une centaine de disparus.
Dans ce contexte, les relations diplomatiques avec certains
pays européens se sont dégradées.
. La semaine dernière, les ministres de affaires étrangères
des pays du G8, réunis en Italie, ont demandé
la fin des violences et invité le pouvoir iranien à
respecter en particulier le « droit d'expression ».
La Grande-Bretagne s’est vu accusée par Téhéran
d’avoir fomenté les manifestations des Iraniens
contre le résultat des élections. Neuf employés
iraniens de l’ambassade britannique ont été
arrêtés dans un premier temps, puis cinq d’entre
eux ont été libérés.
De son côté le Guide suprême iranien,
Ali Khamenei, a visé directement l’Europe et
les Etats-Unis en critiquant « leurs remarques idiotes
sur l'Iran ».
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