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Les derniers chiffres
concernant les heures supplémentaires effectuées
au sein des entreprises françaises communiqués
par l ‘Acoss, organisme qui supervise les URSSAF, témoigne
que la crise économique empêche de mordre à
l’appât « Travailler plus »
Car si la baisse des heures supplémentaires réalisées
au sein des petites entreprises de moins de 11 salariés
n’a été que de -0,6% en 2009 par rapport
à 2008, le taux atteint - 9% pour les entreprises de
moins de 2.000 salariés et - 13% pour les plus de 2.000
salariés.
Certes, tous les secteurs d’activités ne sont
pas logés à la même enseigne.
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Alors que la baisse
des heures supplémentaires est de –28,6 % dans
la fabrication de machines et d’équipements et
de - 3,1% à - 5,4% dans le tertiaire, l’industrie
pharmaceutique se distingue avec une augmentation de + 20%.
Autrement dit, en dépit d’une petite amélioration
en matière d’ intérim au dernier trimestre
2009, l’embellie économique n’a pas encore
frappé aux portes de l’industrie française.
D’ailleurs, l’étude de la Direction Générale
du Trésor et de la Politique Economique concernant
la désindustrialisation en France qui vient de paraître,
confirme un malaise que de nombreux pays européens
partagent, à des degrés divers.
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La volonté exprimée à plusieurs reprises
par lechef de l’Etat de re-industrialiser la France
en sanctionnant les délocalisations d’entreprises
françaises se heurte à une tendance qui ne date
pas d’hier. Quant aux états-généraux
de l'industrie qui doivent tracer les grandes lignes d'une
"nouvelle politique industrielle" de la France,
ils n’ont pas grand chose à se mettre sous la
dent.
Le vent qui souffle soulève en fait la question relative
à nos pôles de compétitivité qui
auraient dû avoir pour premier effet de rassembler nos
forces vives sur des terrains porteurs en termes de développement,
d’innovation et d’emploi.
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