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QUAND
L'EUPHORIE SUCCEDE A LA DEPRIME
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En raison de la grande nervosité des places boursières,
il nous a semblé indispensable que le texte de présentation
reproduit ci-après qui a été rédigé
lundi 10 mai, ne fasse l'objet d'une chronique audio qu'à
partir du 12 mai.
En effet, l’euphorie qui s’est emparée,
lundi 10 mai 2010, des marchés boursiers et qui n’a
jamais aussi bien porté son nom est-elle justifiée?
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Le terme euphorie qui
vient du grec euphoria est dans l'usage commun et par extension,
un mot qui décrit un état de bien-être
général chez un individu, un groupe de personnes,
une société ou un pays.
Mais euphorie est également un terme médical
qui désigne une impression inadéquate de bien-être
physique et moral, de contentement, de confiance en soi, d'exaltation
et d'excitation, chez un patient ayant la sensation de se
porter bien ou mieux.
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Comment analyser la réaction du grand corps européen
et celle de ses articulations financières au lendemain
de mesures sans précédent prises par les ministres
des Finances de l’Union européenne pour éviter
une crise de la dette dans la zone euro ?
Faut-il parler "d’europhorie" ?
La stratégie de « puissance de feu massive »
- décrite comme une fusée à étages
par Chistine Lagarde , ministre des Finances - lancée
dans la nuit de dimanche à lundi, qui porte 500 milliards
d’euros de prêts et de garanties de prêts
aux pays de la zone euro qui en auraient besoin, et plus 250
milliards d’euros du Fonds monétaire international
(FMI) va t’elle effacer, d’un seul coup, la déprime
qui frappait la zone euro depuis les débuts de la crise
grecque, et redonner durablement confiance aux marchés
?
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La réaction des places boursières au niveau
mondial, la bourse de Paris affichant en une journée
un score de près de + 10 %, annonce t’elle un
retour au calme et un arrêt de la partie de dominos
? Ou bien s’agit-il d’une réaction spectaculaire
à durée limitée ?
Car l’injection des fonds soulève encore beaucoup
de questions sur la capacité qu'auront certains Etats
à prendre les mesures d’austérité
attachées au mécanisme de sauvetage des économies
nationales ainsi que sur la réelle volonté de
la Banque centrale européenne (BCE).
L'heure est donc venue de croiser les doigts: en espérant
que la tendance au retour du beau temps sur les places financières
mondiales se confirme dans les jours, les semaines et les
mois à venir.
En attendant l'assainissement des déficits publics. |
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