Actualité économique et sociale
 
Chronique audio
Média
durée 3'05
Date 13/05/2010
   

QUAND L'EUPHORIE SUCCEDE A LA DEPRIME

 

En raison de la grande nervosité des places boursières, il nous a semblé indispensable que le texte de présentation reproduit ci-après qui a été rédigé lundi 10 mai, ne fasse l'objet d'une chronique audio qu'à partir du 12 mai.

En effet, l’euphorie qui s’est emparée, lundi 10 mai 2010, des marchés boursiers et qui n’a jamais aussi bien porté son nom est-elle justifiée?

 

Le terme euphorie qui vient du grec euphoria est dans l'usage commun et par extension, un mot qui décrit un état de bien-être général chez un individu, un groupe de personnes, une société ou un pays.

Mais euphorie est également un terme médical qui désigne une impression inadéquate de bien-être physique et moral, de contentement, de confiance en soi, d'exaltation et d'excitation, chez un patient ayant la sensation de se porter bien ou mieux.

Comment analyser la réaction du grand corps européen et celle de ses articulations financières au lendemain de mesures sans précédent prises par les ministres des Finances de l’Union européenne pour éviter une crise de la dette dans la zone euro ?

Faut-il parler "d’europhorie" ?

La stratégie de « puissance de feu massive » - décrite comme une fusée à étages par Chistine Lagarde , ministre des Finances - lancée dans la nuit de dimanche à lundi, qui porte 500 milliards d’euros de prêts et de garanties de prêts aux pays de la zone euro qui en auraient besoin, et plus 250 milliards d’euros du Fonds monétaire international (FMI) va t’elle effacer, d’un seul coup, la déprime qui frappait la zone euro depuis les débuts de la crise grecque, et redonner durablement confiance aux marchés ?

 

La réaction des places boursières au niveau mondial, la bourse de Paris affichant en une journée un score de près de + 10 %, annonce t’elle un retour au calme et un arrêt de la partie de dominos ? Ou bien s’agit-il d’une réaction spectaculaire à durée limitée ?


Car l’injection des fonds soulève encore beaucoup de questions sur la capacité qu'auront certains Etats à prendre les mesures d’austérité attachées au mécanisme de sauvetage des économies nationales ainsi que sur la réelle volonté de la Banque centrale européenne (BCE).

L'heure est donc venue de croiser les doigts: en espérant que la tendance au retour du beau temps sur les places financières mondiales se confirme dans les jours, les semaines et les mois à venir.

En attendant l'assainissement des déficits publics.

 
     
   
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