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REVOLUTIONS
: ELLES SONT PASSEES PAR ICI, ELLES REPASSERONT PAR LA
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Alors que 1789, 1830, entre autres mais aussi mai 1968 ont
laissé des traces ineffaçables sur la carte
mémoire de l’Histoire de France, une onde pré-révolutionnaire
semble aujourd'hui pouvoir se dessiner sur la Toile.
Car, pour la première fois, les nouvelles technologies
de l’information et de la communication paraissent en
mesure de jouer un rôle moteur en termes d'échanges,
de rassemblements et de mouvements de contestations.
En ce début de XXIe siècle, l'actualité
récente illustre d’ailleurs clairement un nouveau
phénomène lié aux révolutions
générées par le développement
des NTIC.
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Des dictaphones
numériques du majordome de Liliane Bettencourt qui
ont permis d’enregistrer plusieurs extraits de conversations
pour le moins compromettantes, aux révélations
d'un député qui divulgue sur son compte Twitter
une partie de l’audition à huis clos du tandem
Domenech-Escalettes par la commission des affaires culturelles
de l’Assemblée nationale ; D'un élu qui
rapporte , via le site de microblogging, la réunion
de députés UMP avec Nicolas Sarkozy, à
un autre député qui endosse le costume de «traître»,
en divulguant sur sa page twitter quelques phrases chocs de
cette audition : ça part dans tous les sens.
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Bien sûr, de telles dérives sont contestables.
Mais force est de constater que les paparazzis ne sont plus
seulement ceux qui font usage d'appareils photos pour saisir
des images qui relèvent de la vie privée.
En effet, le boom des réseaux sociaux : Twitter, Facebook…
via internet, offre désormais à tout un chacun
la possibilité de faire très largement partager
des bruits de couloir, des confidences, voire des secrets
dont l’authenticité n’est au départ
que difficilement vérifiable.
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Il en est de même des révélations faites
par le journal l’Equipe lors du Mondial au sujet d’une
altercation entre Domenech et Anelka. Finalement : était-ce
vrai ?
Ces dernières n’ont elles pas été
piratées dans les vestiaires à l’aide
d’un micro espion, d’un téléphone
portable ? Personne ne s’est ouvertement posé
la question.
Toujours est-il que le procédé qu'on croyait
réservé aux journaux à scandales donne,
selon nous, une piètre image du journalisme.
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Aussi attention aux nouvelles technologies porteuses «
d'apéros géants » » et autres "saucisson
pinard partie" organisés via Facebook qui pourraient
bien devenir des armes redoutables.
Leur portée et leur impact n’ont en effet plus
rien à voir avec ceux des radios pirates devenues libres
dans les années 80.
En ce XXIe siècle, la prochaine révolution
française pourrait bien avoir pour moteur les réseaux
sociaux et comme acteurs des internautes de tous bords et
de toutes nationalités.
Comment est-ce possible? C'est ce que vous propose de découvrir
la chronique audio. |
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