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  Actualité économique et sociale
 
Chronique audio
Média
durée 4'02
Date 06/07/2010
   

REVOLUTIONS : ELLES SONT PASSEES PAR ICI, ELLES REPASSERONT PAR LA

 

Alors que 1789, 1830, entre autres mais aussi mai 1968 ont laissé des traces ineffaçables sur la carte mémoire de l’Histoire de France, une onde pré-révolutionnaire semble aujourd'hui pouvoir se dessiner sur la Toile.

Car, pour la première fois, les nouvelles technologies de l’information et de la communication paraissent en mesure de jouer un rôle moteur en termes d'échanges, de rassemblements et de mouvements de contestations.

En ce début de XXIe siècle, l'actualité récente illustre d’ailleurs clairement un nouveau phénomène lié aux révolutions générées par le développement des NTIC.


Des dictaphones numériques du majordome de Liliane Bettencourt qui ont permis d’enregistrer plusieurs extraits de conversations pour le moins compromettantes, aux révélations d'un député qui divulgue sur son compte Twitter une partie de l’audition à huis clos du tandem Domenech-Escalettes par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale ; D'un élu qui rapporte , via le site de microblogging, la réunion de députés UMP avec Nicolas Sarkozy, à un autre député qui endosse le costume de «traître», en divulguant sur sa page twitter quelques phrases chocs de cette audition : ça part dans tous les sens.

Bien sûr, de telles dérives sont contestables. Mais force est de constater que les paparazzis ne sont plus seulement ceux qui font usage d'appareils photos pour saisir des images qui relèvent de la vie privée.


En effet, le boom des réseaux sociaux : Twitter, Facebook… via internet, offre désormais à tout un chacun la possibilité de faire très largement partager des bruits de couloir, des confidences, voire des secrets dont l’authenticité n’est au départ que difficilement vérifiable.

Il en est de même des révélations faites par le journal l’Equipe lors du Mondial au sujet d’une altercation entre Domenech et Anelka. Finalement : était-ce vrai ?

Ces dernières n’ont elles pas été piratées dans les vestiaires à l’aide d’un micro espion, d’un téléphone portable ? Personne ne s’est ouvertement posé la question.

Toujours est-il que le procédé qu'on croyait réservé aux journaux à scandales donne, selon nous, une piètre image du journalisme.

Aussi attention aux nouvelles technologies porteuses « d'apéros géants » » et autres "saucisson pinard partie" organisés via Facebook qui pourraient bien devenir des armes redoutables.

Leur portée et leur impact n’ont en effet plus rien à voir avec ceux des radios pirates devenues libres dans les années 80.

En ce XXIe siècle, la prochaine révolution française pourrait bien avoir pour moteur les réseaux sociaux et comme acteurs des internautes de tous bords et de toutes nationalités.

Comment est-ce possible? C'est ce que vous propose de découvrir la chronique audio.

 
     
   
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