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  Actualité économique et sociale
 
Chronique audio
Média
durée 3'41
Date 21/04/2010
   

UNE ERUPTION VOLCANIQUE QUI LAISSERA DES TRACES SUR TERRE

Le nuage volcanique tout droit sorti d'Eyjafjöll qui fait la Une de l’actualité ces derniers jours, pourrait modifier assez sensiblement la vision que chacun a du monde dans lequel nous vivons et par voie de conséquence les règles qui régissent nos modes de vie et donc l’économie.

Car cet événement dont personne n’est aujourd'hui en mesure d’apprécier le réel impact et la durée, illustre l’extrême fragilité de l’univers dans lequel nous vivons et l’impuissance des États face aux menaces que font peser de telles situations.

Sans aller jusqu’à parler d’apocalypse ou de prémices de fin d' un monde, les limites du pouvoir des hommes apparaissent, pour la première fois depuis longtemps, au grand jour.

Depuis quelques temps, le nombre et l’amplitude des catastrophes naturelles sur toute la surface du globe obligent à faire preuve d’une grande humilité quant à nos véritables pouvoirs sur les forces de la nature que nous avons cru pouvoir ignorer voire bouleverser.
La bétise humaine qu’AWI dénonçait à la suite de la tempête Xynthia en faisant valoir que les responsabilités étaient partagées entre tous les acteurs : du propriétaire ayant bravé les interdictions de construire en zone inondable aux professionnels de l’immobilier prêts à tout pour vendre, en passant par les acteurs locaux mais aussi l'Etat, réapparaît aujourd’hui dans un nuage de fumée.

Au-delà des informations relayées par les médias au sujet de cette éruption volcanique et des risques liés aux nuages de fumée, des gens compétents qui reconnaissent ne rien pouvoir affirmer tant les incertitudes sont grandes, mettent néanmoins en lumière des réalités qui peuvent difficilement être ignorées.

AWI a pu s’en rendre compte en utilisant ce que la technologie met aujourd’hui à la portée de tous.


Ainsi, comment expliquer que le baromètre de l’iPhone montre une tendance au beau temps sur plus de 5 jours et qu'un baromètre électronique affiche dans le même temps une femme revêtue d'une tenue légère, un parapluie à la main ? Et qu'en dépit de températures printanières et d'un taux d'humidité atmosphérique de 44% des nuages avec précipitations apparaissent à l'écran ?
Que les compagnies aériennes se montrent soucieuses de limiter les pertes ( 35 millions d'euros/jour) et que des voyageurs bloqués en des lieux éloignés cherchent à regagner leur domicile ou leur lieu de travail, n'a rien de critiquable.

Et que les mêmes compagnies procèdent à des vols d'essai sans passagers pour s'assurer que ces derniers ne présentent aucun risque n'a rien de surprenant ou de choquant.

L'application du principe de prévention en de telles circonstances peut-il être critiqué, sachant ce qu'il adviendrait si des conséquences tragiques venaient à survenir ?

C'est la question que s'est posée AWI tout en scrutant l'évolution des marchés financiers confrontés à d'autres fumées : cette fois appelées "Goldman Sachs" ou Grèce qui n'encouragent guère à l'optimisme.

Toujours est-il qu'avec Eyjafjöll, le monde semble retenir sa respiration. Or le monde de la finance mondiale a horreur du vide: horreur de l'incertitude.

 

 
     
   
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