| |
|
LA BETISE
HUMAINE |

|
Nous sommes loin de « La Bête humaine »
roman d'Émile Zola publié en 1890, qui évoquait
le monde du chemin de fer tout au long de la ligne Paris-Le
Havre et de son adaptation cinématographique réalisée
par Jean Renoir, sortie sur les écrans en 1938.
Pourtant, en 2010, avec « Xynthia » nous venons
d'assister à un drame à la Zola.
Les conséquences de la tempête qui a particulièrement
frappé certaines communes de Vendée et de Charente
Maritime faisant plus de 51 victimes, révèlent
en effet jusqu’ou peut aller l'erreur, pour ne pas dire
la b...humaine.
En dépit de Plans de prévention (PPRI) qui ne
concernent pas uniquement les menaces de ruptures de digues
: on urbanise, on bétonne, on imperméabilise
dans des zones qu’on sait à hauts risques.
|
Selon le Centre européen
de prévention du risque d’inondation (Cepri)
quelque 2.400 élus locaux auraient en France des raisons
de s’inquiéter tant ce dernier est flagrant.
Et le dérèglement climatique qui vient frapper
jusque sur nos terres n’explique pas tout.
Car dans notre pays, les maires disposent de pouvoirs propres
en matière d’urbanisme et de construction.
Les graves évènements qui se sont produits en
zone littorale viennent rappeler aux élus comme aux
administrés que taxe foncière, taxe d’habitation,
taxe d’enlèvement des ordures … ne sont
que les parties émergées de l’iceberg
|
Pour éviter les erreurs, on sait qu’il nous
appartient désormais de mieux maîtriser la géographie
des villes et des campagnes, d’agir sur les formes urbaines,
les densités, la localisation des activités,
les documents d’urbanisme, l’articulation des
politiques de transport. Nous savons que tout cela relève
de décisions en matière d’aménagement,
de logement, d’organisation des modes de vie, de répartition
des compétences, de rôle des intercommunalités,
de participation de l'Etat et des acteurs locaux, etc.
Mais les changements qui doivent s’opérer nécessitent
une implication forte de la
population et l’invention de nouvelles formes de gouvernance
urbaine qui fassent l’impasse sur certains abus de pouvoirs
d'acteurs, notamment promoteurs-constructeurs, dont on mesure
aujourd’hui les graves déficiences.
Evitons que ne se reproduise un autre drame à la Zola
: "l'Assomoir". |

|
|
| |
|